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Mondial 2026 : Sabri Lamouchi viré après la gifle reçue face à la Suède, Hervé Renard appelé en pompier

Gros retournement de situation chez les Aigles de Carthage. Battue lourdement par la Suède (1-5), ce lundi 15 juin, lors de son entrée en lice au Mondial 2026, la Tunisie a décidé de se séparer de Sabri Lamouchi. Une décision brutale, prise en pleine compétition, qui plonge un peu plus la sélection tunisienne dans la crise.

Publié ce 16 juin à 20h50 Mis à jour il y a 1 heure Pascal Abihona
Mondial 2026 : Sabri Lamouchi viré après la gifle reçue face à la Suède, Hervé Renard appelé en pompier

Nommé en janvier 2026 à la tête des Aigles de Carthage, le technicien franco-tunisien n’aura pas résisté au naufrage du premier match. Ce revers face aux Suédois a provoqué une réaction immédiate de la Fédération tunisienne de football, décidée à tenter un électrochoc avant les deux prochaines rencontres de groupe.

La défaite du 15 juin a tout précipité

La gifle reçue ce lundi 15 juin face à la Suède a été jugée trop lourde par les dirigeants tunisiens. Dans un Mondial où chaque point compte, commencer par une défaite 5-1 a fortement compromis les chances des Aigles de Carthage, tout en exposant les limites tactiques et mentales de l’équipe.

Après la rencontre, une réunion d’urgence a été organisée afin de situer les responsabilités. Sabri Lamouchi a rapidement été désigné comme le principal fusible de cette contre-performance. Son bilan à la tête de la Tunisie reste très faible : une victoire, un nul et trois défaites en cinq matchs dirigés depuis sa nomination en janvier.

Un limogeage en pleine Coupe du monde

La décision de mettre fin à la collaboration avec Sabri Lamouchi, intervenue dès ce lundi 15 juin, fait de lui le premier sélectionneur écarté pendant le Mondial 2026. Une sortie prématurée qui rappelle la brutalité du haut niveau, surtout lorsqu’une équipe nationale déçoit dès son premier rendez-vous dans une compétition aussi exposée.

Pour la Tunisie, ce limogeage constitue un nouveau coup dur. Au lieu de préparer sereinement la suite du tournoi, les Aigles de Carthage doivent désormais gérer une crise interne, un changement de staff et une pression sportive déjà maximale. Le prochain match devient quasiment décisif pour éviter une sortie précoce.

Mondher Kebaier évoqué, Hervé Renard finalement choisi

Dans un premier temps, le nom de Mondher Kebaier a circulé pour éteindre l’incendie. L’ancien sélectionneur tunisien, déjà passé sur le banc national entre 2019 et 2022, connaît bien la maison et présentait le profil d’un recours immédiat. D’autres sources ont également évoqué l’hypothèse d’un intérim confié à l’ancien international Wahbi Khazri.

Mais la Fédération tunisienne de football a finalement opté pour une solution plus spectaculaire. Ce mardi 16 juin, Hervé Renard a été annoncé pour prendre la succession de Sabri Lamouchi jusqu’à la fin du Mondial. Double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations, avec la Zambie en 2012 puis la Côte d’Ivoire en 2015, le technicien français arrive avec une solide expérience du football africain et des grandes compétitions.

La Tunisie joue déjà sa survie

La mission d’Hervé Renard s’annonce toutefois très délicate. Après la lourde défaite du 15 juin, la Tunisie accuse déjà un retard important au classement de son groupe et une différence de buts très défavorable. Le nouveau sélectionneur devra rapidement remobiliser un vestiaire touché, corriger les failles défensives et redonner de la confiance à une équipe en plein doute.

Pour les Aigles de Carthage, le temps presse. Le changement d’entraîneur décidé entre le 15 et le 16 juin vise à provoquer un choc psychologique immédiat. Reste à savoir si ce pari suffira à sauver une campagne mondiale déjà très mal engagée.

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