Invité à évoquer son excellent début de saison avec le Deportivo La Corogne, Aubameyang s’est également exprimé sur sa situation avec la sélection gabonaise. L’ancien attaquant d’Arsenal assure avoir vécu comme une humiliation sa mise à l’écart après l’élimination du Gabon au premier tour de la CAN 2025 au Maroc. Cette décision, annoncée par le gouvernement avant d’être levée quelques jours plus tard, reste difficile à accepter pour le capitaine des Panthères. Depuis cet épisode, aucun échange direct n’aurait permis d’apaiser la situation.
Une blessure toujours ouverte après la CAN 2025
« Ils m’ont humilié et sali alors que j’avais joué la CAN en étant blessé », a dénoncé Pierre-Emerick Aubameyang. L’attaquant affirme avoir consenti d’importants sacrifices pour défendre les couleurs du Gabon malgré son état physique. Il estime cependant avoir été publiquement désigné comme l’un des responsables du fiasco marocain. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et je préfère m’arrêter là », a-t-il ajouté.
Le meilleur buteur de l’histoire des Panthères n’a toutefois pas officiellement annoncé une nouvelle retraite internationale définitive. Il a plutôt choisi de placer son avenir en sélection « en stand-by ». Contrairement à certaines interprétations, Aubameyang n’a pas expressément réclamé des excuses publiques de la Fégafoot. Il attend surtout que les responsables concernés prennent l’initiative de venir échanger avec lui.
Aubameyang attend toujours un dialogue
« Ce que j’attendais de ces gens-là, c’est de venir vers moi, d’échanger et de parler. Ce qui n’a pas été fait », a expliqué l’ancien Ballon d’or africain. Cette absence de dialogue semble aujourd’hui constituer le principal obstacle à son retour. Sa position laisse donc une porte entrouverte, mais celle-ci demeure conditionnée à une démarche institutionnelle. Sans initiative des autorités sportives, son histoire avec les Panthères pourrait s’arrêter sur cette profonde incompréhension.
Cette rupture intervient plusieurs mois après une CAN particulièrement difficile pour le Gabon. Les Panthères avaient quitté la compétition dès la phase de groupes après trois défaites. Dans la foulée, le gouvernement avait annoncé la dissolution du staff technique, la suspension de l’équipe nationale et la mise à l’écart d’Aubameyang et de Bruno Ecuele Manga. La mesure visant les deux cadres avait finalement été levée onze jours plus tard, sans véritable médiation avec l’attaquant.
Une absence majeure pour les débuts de Migné
Sauf retournement de situation, Pierre-Emerick Aubameyang ne participera pas au rassemblement international de septembre. Sébastien Migné devra donc commencer son aventure sur le banc gabonais sans le capitaine et meilleur buteur historique de la sélection. Le technicien français devra immédiatement trouver une nouvelle organisation offensive. L’absence d’Aubameyang représente un défi sportif, mais également un dossier sensible pour le nouveau staff.
Denis Bouanga devrait occuper une place importante dans l’attaque gabonaise, sans être la seule solution disponible. Shavy Babicka, Rody Effaghe, Orphé Mbina ou encore Caleb Nzamba peuvent également prétendre à un rôle dans le secteur offensif. Ces joueurs devront assumer davantage de responsabilités lors des premiers matchs des éliminatoires de la CAN 2027. Le Gabon doit notamment affronter le Maroc et le Niger durant cette première fenêtre internationale.
Une fin encore évitable
À 37 ans, Aubameyang réalise pourtant un début de saison remarquable avec le Deportivo La Corogne. Auteur de trois buts lors de ses trois premières rencontres de Liga, le Gabonais démontre qu’il reste capable d’évoluer au plus haut niveau. Sa forme actuelle aurait constitué un atout précieux pour les Panthères. Son retrait apparaît donc davantage lié à une blessure institutionnelle qu’à une baisse de rendement sportif.
La suite dépendra désormais de la volonté des différentes parties de renouer le dialogue. Aubameyang n’a pas publiquement exigé d’excuses, mais il réclame clairement une considération et des explications à la hauteur de l’affront ressenti. Une rencontre avec la Fégafoot, le ministère des Sports ou le nouveau staff pourrait permettre de sortir de cette impasse. Sans ce geste, le football gabonais risque de voir son meilleur buteur refermer définitivement la porte de la sélection.
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