CAN 2025 : Choc des mots avant le choc des titans entre le Sénégal et l’Égypte
La température est montée d’un cran ce mardi 13 janvier dans les salles de conférence de presse de la CAN 2025. À la veille d’une demi-finale explosive aux allures de revanche, Pape Thiaw et Hossam Hassan se sont livrés à un duel à distance, opposant le respect prudent du Sénégal à l’assurance défiante de l’Égypte.
C’est l’affiche que toute l’Afrique attendait. Ce mercredi, le Sénégal et l’Égypte se retrouvent dans le dernier carré pour un remake électrique de la finale de la CAN 2021. Si cinq ans ont passé depuis le sacre des Lions de la Téranga, les mémoires sont encore vives et l’enjeu reste le même : une place en finale pour toucher le graal continental.
Pape Thiaw : L’humilité conquérante
Face aux médias, le sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw, a choisi d’aborder ce rendez-vous avec lucidité. Conscient du pedigree de l’adversaire, il refuse tout excès de confiance face aux Pharaons et leur record de titres. « On sera face à une équipe d’Égypte qui a sept étoiles. C’est la meilleure équipe en termes de statistiques », a-t-il admis.
Pour le technicien sénégalais, la clé du match résidera dans la capacité à contourner le bloc adverse : « On sait qu’on aura en face une équipe très forte tactiquement, qui a l’habitude de jouer ce genre de rencontre. C’est une équipe qui sait défendre. » Toutefois, l’objectif reste clair : « Nous sommes déterminés à aller chercher cette équipe en finale. »
Hossam Hassan : « Le Sénégal n’est pas notre bête noire »
Du côté égyptien, le ton est nettement plus offensif. Hossam Hassan a tenu à balayer d’un revers de main les complexes que l’on pourrait prêter à son équipe face au Sénégal. Pour lui, l’histoire pèse plus lourd que les défaites récentes. « Le Sénégal n’est pas une bête noire pour l’équipe nationale égyptienne. Nous sommes sept fois champions d’Afrique, et il n’existe pas de bête noire dans le football », a martelé le sélectionneur des Pharaons.
Dans une déclaration aux allures de guerre psychologique, Hassan a même retourné la pression sur son adversaire : « Quiconque affronte l’équipe nationale égyptienne joue avec la peur au ventre. » Évoquant des « vidéos provocatrices » qui circuleraient à l’encontre de son équipe, il assure que celles-ci servent de carburant à ses joueurs, « habitués à ces matchs » et assoiffés de revanche.
Le décor est planté. Entre la force tranquille des Lions et l’orgueil blessé des Pharaons, la bataille tactique et mentale promet d’être totale ce mercredi.
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